Recruter du personnel à l'étranger : que faut-il prévoir ?

En 2025, 50 848 premiers titres de séjour ont été délivrés pour motif économique, 13,2 % de moins qu'en 2024. Ce qu'un employeur doit prévoir pour recruter à l'étranger.

Par Nikolay Broeks, Automation & Growth Engineer

Selon le ministère de l'Intérieur, 50 848 premiers titres de séjour ont été délivrés pour motif économique en 2025, soit 13,2 % de moins qu'en 2024. Pour un employeur qui veut recruter un salarié étranger, tout dépend d'abord d'une question : la personne vient-elle de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de Suisse, ou d'un pays tiers ?

Quelles étapes suivre pour recruter un salarié étranger ?

Première étape : vérifiez la nationalité. Les ressortissants de l'UE, de l'EEE et de la Suisse bénéficient de la libre circulation et n'ont pas besoin d'autorisation de travail. Vous les embauchez comme n'importe quel salarié.

Deuxième étape : pour un ressortissant d'un pays tiers, l'employeur demande en principe une autorisation de travail, entièrement en ligne via l'ANEF, auprès de la préfecture de son département. Selon service-public.gouv.fr, l'offre doit en général avoir été publiée pendant trois semaines consécutives auprès de France Travail dans les six mois précédant la demande. La préfecture répond en général sous deux mois environ, et l'absence de réponse vaut refus.

Troisième étape : vérifiez si le métier figure sur la liste des métiers en tension, actualisée en mai 2025. Pour ces métiers, le gouvernement indique que les employeurs peuvent recruter des travailleurs hors Union européenne sans déposer préalablement d'offre d'emploi. La liste couvre notamment le bâtiment, l'agriculture, l'aide à domicile et l'hôtellerie-restauration.

Quatrième étape : pour un profil très qualifié, regardez le passeport talent salarié qualifié. Il suppose un diplôme au moins équivalent au master et un contrat de plus de trois mois avec une rémunération brute annuelle d'au moins 39 582 euros. Le salarié n'a alors pas besoin d'autorisation de travail distincte.

Quand recruter à l'étranger vaut-il la peine ?

Quand le poste est réellement impossible à pourvoir en France et que vous avez du temps. La baisse des titres délivrés pour motif économique montre que ce n'est pas une voie rapide. Commencez donc par vérifier que le poste a été bien traité ici : un profil plus précis, un autre canal ou une meilleure offre règlent parfois davantage qu'une autorisation. La démarche pour un poste ouvert depuis des mois est décrite dans postes difficiles à pourvoir, et le contexte général dans nos tensions de recrutement 2026.

Au sein de l'Union européenne, l'obstacle est bien plus faible : pas d'autorisation, mais la langue, le trajet et le logement. Pour les métiers techniques et la santé, regarder vers la Belgique ou l'Espagne peut avoir du sens. Vérifiez toutefois tôt si le diplôme doit être reconnu en France pour les professions réglementées.

Faire seul ou avec un partenaire ?

Les démarches se font en ligne, mais la recherche elle-même est plus difficile, car vous touchez des candidats qui ne connaissent pas votre entreprise. Si vous passez par un cabinet, demandez comment il trouve des candidats à l'étranger et qui s'occupe des formalités. Les points à vérifier sont présentés dans choisir un cabinet de recrutement.

Que nous demandent les employeurs sur le recrutement à l'étranger ?

Faut-il une autorisation pour un salarié belge ou polonais ?

Non. La Belgique et la Pologne font partie de l'Union européenne, et leurs ressortissants peuvent travailler en France sans autorisation de travail ni titre de séjour. Vous les embauchez avec un contrat de travail normal, aux mêmes conditions que vos autres salariés, y compris le salaire minimum et votre convention collective.

Combien de temps faut-il compter pour un salarié d'un pays tiers ?

Comptez l'autorisation de travail, environ deux mois, puis le visa auprès du consulat, qui peut prendre plusieurs semaines de plus. Planifiez large et gardez un contact régulier avec la personne pendant cette période : un candidat qui n'a pas de nouvelles pendant des mois accepte souvent une autre offre.

Un cabinet peut-il faire les démarches à ma place ?

Il peut les préparer, mais c'est l'employeur qui dépose la demande d'autorisation de travail et qui en porte la responsabilité. Fixez donc clairement qui fait quoi. Si vous travaillez avec un partenaire qui recrute sous votre nom, comme en marque blanche, vous restez l'employeur. La comparaison entre un partenaire durable et le paiement au succès se trouve dans externalisation ou recrutement au succès.

SocialFind a rédigé cet article à partir des statistiques du ministère de l'Intérieur publiées le 30 juin 2026 et des fiches de service-public.gouv.fr, vérifiées le 21 octobre 2026. Ceci n'est pas un conseil juridique. Pour recevoir ces articles par e-mail, inscrivez-vous à notre newsletter.

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